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Recueil d'articles cliniques

CONTEXTE

La prévalence des allergies professionnelles au latex de caoutchouc naturel est de 8 à 17 %. De nombreux établissements de santé ont hésité à passer à un environnement sans latex à cause des coûts inhérents à ce changement.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le nombre d'employés devant être en incapacité totale ou partielle pour que l'établissement « rentre dans ses frais » en passant des gants en latex à un environnement sans latex a été comparé pour 3 établissements de santé de Géorgie (un hôpital de soins tertiaires, un hôpital communautaire et un service de consultations externes). Les coûts et l'utilisation des gants, les coûts de diagnostic, les coûts liés aux incapacités de travail et les coûts non remboursés par l'assurance maladie ont tous été chiffrés lors de l'analyse.

RÉSULTATS

En tenant seulement compte du coût du passage des gants en latex aux gants sans latex, chaque établissement voyait ses charges augmenter. En tenant compte du coût des gants sans latex et de la probabilité/possibilité que des professionnels de santé soient en incapacité de travail partielle ou totale du fait de leur allergie au latex de caoutchouc, chaque établissement gagnait à passer aux gants sans latex.

CONCLUSION

Dans le cas du plus gros utilisateur de gants stériles/non stériles (l'hôpital de soins tertiaires), il fallait que 1,07 % (5 personnes) soient en incapacité totale à cause de leur allergie au latex naturel ou (plus probable) que 1,88 % (9 personnes) soient en incapacité partielle pour que l'établissement « rentre dans ses frais » en passant à un environnement sans latex. Tous facteurs confondus, cette étude prouve qu'il est rentable pour l'ensemble des 3 établissements de passer à un environnement sûr avec des gants sans latex.

Par: LTC Daniel J. Reese, DE USA: COL Robert B. Reichi, DE USA; COL Judith McCollum, DE USA

CONTEXTE

Dans les années 1990, l'allergie au latex est devenue la nouvelle épidémie. En 1987, le CDC a rendu le port d'un EPI obligatoire pour tous les professionnels de santé susceptibles d'être en contact avec des liquides corporels. En 1982, l'OSHA a publié les normes relatives aux agents pathogènes transmissibles par le sang. Avec l'augmentation du nombre de gants requis et produits, les procédés de fabrication ont évolué pour inclure davantage de produits chimiques, et donc davantage de protéines.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cet article donne un aperçu de l'ensemble des problèmes liés au latex, des essais réalisés, des obstacles tarifaires et des stratégies de prévention. Il existe trois types différents de réactions aux gants en latex. Les groupes les plus à risque d'une allergie au LCN sont les professionnels de santé, les enfants atteints de spina bifida et les employés en charge de la fabrication des produits LCN. On suspecte également une forte corrélation entre les allergies alimentaires et le risque élevé d'allergie au LCN. Il est recommandé de sensibiliser et de mieux former les professionnels de santé au traitement, aux symptômes, aux signes et aux conséquences possibles des allergies au latex.

RÉSULTATS

Cet article s'est intéressé aux implications cliniques et financières des allergies au latex si rien n'est fait pour y remédier. Du point de vue clinique, il a été établi que les gants sont la principale source d'exposition au latex dans les environnements médicaux. Les professionnels de santé sont donc encouragés à envisager un passage aux gants sans latex. Il est conseillé aux administrateurs des services de santé d'examiner toutes les implications d'une allergie au latex pour leurs employés, sans parler des coûts, en sachant qu'une incapacité de travail pour allergie au latex peut être reconnue en vertu des dispositions actuelles sur l'indemnisation des accidents du travail.

CONCLUSION

Les environnements médicaux sont la plus grande menace pour les personnes allergiques au LCN. Il est vivement recommandé aux gestionnaires de risque d'opter pour un lieu de travail sans latex afin de prévenir toute sensibilisation des employés et des patients au latex, mais aussi d'éviter des poursuites éventuelles.

Par: V.J. Lewis, M.M.U. Chowdhury, and B.N. Statham

CONTEXTE

50 patients allergiques au LCN (latex de caoutchouc naturel) ont fait l'objet d'un suivi. Ils ont reçu par courrier une enquête destinée à savoir si leur mode de vie ou leur qualité de vie avait changé depuis qu'ils avaient été testés et diagnostiqués comme allergiques au LCN entre 1994 et 2003.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L'enquête postale a été envoyée à 50 patients testés et diagnostiqués comme allergiques au LCN. Elle interrogeait les patients sur les changements éventuels intervenus dans leurs symptômes, leur activité professionnelle, leurs allergies alimentaires et leur mode de vie depuis le diagnostic.

RÉSULTATS

(72 %) 36 des 50 patients qui ont répondu à l'enquête étaient en contact permanent avec du latex. 42 % étaient des infirmiers(ères) et 61 % étaient des professionnels de santé. Parmi tous les participants en contact régulier avec du latex, 85 % ont vu leurs symptômes allergiques s'améliorer en passant à des gants sans latex, 58 % ont trouvé leur employeur réceptif et prêt à les aider à combattre leur allergie, et 25 % ont dû changer d'emploi à cause de leur allergie au LCN.

CONCLUSION

L'étude a conclu que les employeurs, les dentistes et les médecins connaissent encore mal les allergies au LCN et ignorent comment ils peuvent aider leurs employés et leurs patients. Ils doivent être mieux sensibilisés et informés à propos de cette allergie courante afin de savoir comment répondre aux besoins de leurs patients en cours de traitement. Environ 33 % des patients ont souffert de réactions allergiques au latex lors d'une consultation médicale. Il est également important que les employeurs, les dentistes et les médecins répondent aux besoins de leurs employés sur leur lieu de travail."

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Par: Sultan Al-Otaibi, Susan M. Tarlo, and Ronald House

CONTEXTE

Cette étude visait à étudier les patients des cliniques d'allergologie à qui l'on a diagnostiqué une allergie au latex de caoutchouc naturel. Une fois le diagnostic établi, l'impact sur la qualité de vie (QdV) des patients a été examiné.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Un questionnaire a été envoyé par courrier à 56 participants avec un diagnostic de dermatite de contact, d'urticaire de contact, d’œdème de Quincke, de rhino-conjonctivite et d'anaphylaxie. On a demandé aux participants d'évaluer sur une échelle de 0 à 6 l'impact de leur allergie au latex sur différentes activités importantes pour leur QdV, ainsi que la gravité et la fréquence des symptômes liés à leur QdV.

RÉSULTATS

Sur les 56 questionnaires expédiés, 31 ont été remplis et retournés par courrier. 30 des 31 personnes interrogées étaient des professionnels de santé. 43 % des patients ayant subi un choc anaphylactique ont évalué à « 3 » ou plus le « sentiment de détresse ou d'anxiété » causé par leur réaction allergique. 13 des 31 personnes interrogées ont changé d'emploi à cause de leurs réactions au latex. 17 patients (55 %) ont signalé que leur sensibilisation au latex a conduit leurs collègues à modifier leurs habitudes d'utilisation des gants en latex poudrés.

CONCLUSION

L'impact sur la QdV d'un patient diminue au fil du temps après le diagnostic d'une allergie au latex. Les résultats positifs de cette étude démontrent qu'en dépit de ses diverses manifestations, l'allergie/la sensibilité au latex ne revêt pas une importance considérable en matière de QdV. La plupart des patients ont pu faire évoluer leur activité professionnelle et/ou leur employeur a pu apporter des changements sur leur lieu de travail afin d'éviter toute exposition au latex de caoutchouc naturel et de répondre à leurs besoins.

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Par: E. Turillazzi, P. Greco, M. Neri, C. Pomara, I. Riezo, V. Fineschi

CONTEXTE

Le risque de réactions anaphylactiques au latex pendant des interventions chirurgicales et des procédures médicales existe pour différentes catégories de personnes. On retrouve parmi ces catégories la population gynécologique et obstétricale. Les procédures obstétricales et gynécologiques représentent environ 50 % de l'ensemble des réactions au latex.
 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Les auteurs ont étudié un cas d'allergie au latex non diagnostiquée chez une femme de 33 ans qui a fait une réaction anaphylactique au latex pendant sa césarienne. Lors d'une intervention chirurgicale pratiquée le lendemain de la césarienne, elle a connu un autre incident anaphylactique dû au latex, qui a entraîné un arrêt cardiaque. Elle n’avait aucune allergie connue au latex avant sa troisième césarienne et la réintervention qui a suivi. La cause du décès évoquée était un choc anaphylactique mortel induit par le latex. Cette étude passe en revue l'ensemble des facteurs qui peuvent être attribués à une allergie au latex non diagnostiquée et ceux qui engendrent un risque élevé de réactions au latex parmi les patientes de gynécologie et d'obstétrique.

RÉSULTATS

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'importance du risque de réaction anaphylactique au latex chez les patientes de gynécologie et d'obstétrique. Les femmes sont prédisposées à utiliser des articles en LCN (latex de caoutchouc naturel) au travail et dans leur vie quotidienne. Un autre facteur est l'exposition au latex lors des examens vaginaux et des accouchements par voie basse (contact avec les muqueuses). Pour finir, l'injection d'ocytocine visant à favoriser les contractions utérines pourrait provoquer la libération de fragments de latex provenant de l'utérus dans la circulation sanguine.
 

Conclusion

Il est conseillé aux médecins de prendre en considération divers facteurs médicaux concernant leurs patientes avant les procédures gynécologiques et obstétricales. Les patientes multiopérées et celles allergiques à certains fruits (par exemple noisettes, figues, bananes) courent un plus grand risque d'allergie au latex. Le choc anaphylactique induit par le latex est difficile à diagnostiquer parce qu'un grand nombre d'indicateurs peuvent correspondre à d'autres situations cliniques et qu'il n'apparaît pas immédiatement après le début de l'intervention chirurgicale.

Par: C. Karila, D. Brunet-Langot, F. Labbez, O. Jacqmarcq, C. Ponvert, J. Paupe, P. Scheinmann, J. de Blic

CONTEXTE

68 enfants ont été adressés au Service de pneumologie et d'allergologie pédiatrique d'un établissement parisien après la survenue d'une anaphylaxie pendant une anesthésie générale. L'étude s'est intéressée aux différents tests pratiqués afin de déterminer les agents responsables de cette réaction.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Entre 1989 et 2001, 68 enfants ont été testés après avoir subi un choc anaphylactique au cours d'une anesthésie générale. L'étude a examiné les médicaments impliqués et a tenté de déterminer s'il était important de pratiquer des tests cutanés dans l'optique des futures interventions sous anesthésie.

RÉSULTATS

Selon les résultats de cette étude de 12 ans, 51 enfants ont reçu un diagnostic d'anaphylaxie IgE-médiée, 60,8 % soit 31 enfants par des agents de blocage neuromusculaire (ABNM) et 27 % soit 14 enfants par le latex. On a découvert qu'une intervention sous anesthésie sur 2100 aboutissait à un incident anaphylactique IgE-médié. Ce nombre est bien plus élevé que prévu.

CONCLUSION

Les ABNM et le latex sont les deux principales causes de réactions anaphylactiques IgE-médiées chez les enfants. L'utilisation du latex doit être évitée lorsqu'il s'agit d'opérer des enfants ayant subi de nombreuses interventions chirurgicales sous anesthésie. On a également découvert qu'une consultation conjointe avec un anesthésiste et un allergologue est bénéfique après la survenue d'un événement anaphylactique et après l'obtention d'un test cutané positif, et ce afin d'éviter que l'incident ne se reproduise.

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Par: I. Murat and A. Greco

CONTEXTE

Le risque de mortalité due à l'anesthésie est très faible. Des cas de morbidité/mortalité liée à l'anesthésie chez des nourrissons de moins d'un an ont été rapportés. Bien que faible, la mortalité imputable à l'anesthésie pédiatrique ne doit pas être le seul indicateur des facteurs de risque de l'anesthésie pédiatrique.
 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cette étude a pour objectif de passer en revue l'ensemble des risques et des facteurs contributifs en matière de morbidité et de mortalité dues à l'anesthésie pédiatrique, et d'examiner les stratégies de prévention possibles. Les facteurs de risque observés en anesthésie pédiatrique étaient : arrêt cardiaque, bradycardie peropératoire, complications respiratoires, manque d'évaluation des pertes sanguines et inhalations de suc gastrique. Tous avaient une incidence plus élevée chez les enfants de moins d'un an.

RÉSULTATS

Un taux de réussite très élevé a été observé avec l'anesthésie régionale lorsque de bonnes pratiques anesthésiques étaient utilisées. Lorsqu'on examine les causes de décès suite à une anesthésie pédiatrique (programmation et administration de transfusions sanguines et hypernatrémie iatrogène), il apparaît que les anesthésistes, qu'ils soient expérimentés ou non, doivent être davantage informés à propos des meilleures pratiques du moment et envisager une réorganisation de leurs pratiques actuelles.
 

Conclusion

La spécialisation d'un anesthésiste, qui exercerait essentiellement son métier auprès des enfants, pourrait limiter les risques inhérents à l'anesthésie pédiatrique. L'incidence des complications en anesthésie pédiatrique passe de 7 patients sur 1 000 pour un anesthésiste qui traite moins de 100 patients pédiatriques par an à 1,3 patient sur 1 000 pour un anesthésiste qui traite plus de 200 enfants par an. Le risque global et les complications ont été réduits par l'amélioration de plusieurs autres pratiques anesthésiques. Le remplacement de l'halothane par le sévoflurane est recommandé pour l'anesthésie régionale chez les enfants, de même qu'une surveillance accrue et l'emploi de nouveaux anesthésiques locaux désormais commercialisés.

Par: F. Delaunay, V. Blasco

CONTEXTE

Sur une période de 5 ans, la Guadeloupe a connu 2 cas de choc anaphylactique en cours de césarienne liés à des allergènes du latex. Une étude approfondie a donc été menée sur les éventuelles préoccupations environnementales ainsi que sur les procédures chirurgicales pouvant impacter cette réaction.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Les deux cas de choc anaphylactique rapportés ont été déclenchés par le latex pendant une césarienne. Comme aucun antécédent d'allergie au latex n'avait été rapporté, il a fallu se pencher plus en détails sur la cause de cet incident.

RÉSULTATS

L'étude révèle la nécessité d'étudier plus avant la possibilité que la plus grande sensibilité au latex de la population guadeloupéenne soit due à la présence et au contact avec l’Hevea brasiliensis et/ou les fruits exotiques. L'Hevea brasiliensis est un arbre très répandu aux Antilles.

CONCLUSION

Selon les conclusions de l'étude, de plus amples investigations devront être menées dans les pays tropicaux d'outre-mer où des facteurs environnementaux supplémentaires pourraient avoir un effet sur les allergies au latex. En outre, cette étude a mis en évidence la nécessité et la rentabilité de l'utilisation de produits sans latex dans les maternités. Cela pourrait conduire à l'éviction du latex dans les maternités et/ou à la mise en place de stratégies de prévention adaptées.

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Par: H. Hollnberger, E. Gruber, and B. Frank

CONTEXTE

Étude de recherche menée sur un garçon de 8 ans subissant une intervention de chirurgie élective et présentant un cas grave de choc anaphylactique. Le choc anaphylactique a été causé par une allergie au latex qui n'était pas connue des médecins avant l'intervention.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L'incidence des chocs anaphylactiques graves est de 1:6 000 en anesthésie générale et 1:7 741 chez les enfants. Chez les enfants, 76 % des réactions anaphylactiques sont liées au latex et 95 % peuvent être attribuées aux myorelaxants. Cette étude de cas s'est intéressée à l'ensemble des facteurs qui font que les professionnels de santé, les enfants, les adultes et les enfants atteints de spina bifida sont sensibilisés au latex.

RÉSULTATS

Les enfants atteints de spina bifida avaient 72 % de chance de développer une hypersensibilité au latex, contre 25 % pour les enfants opérés à une ou plusieurs reprises avant l'âge de 6 mois. Les personnes allergiques à certains fruits, les professionnels de santé (médecins, personnel infirmier de BO, et anesthésistes en particulier) avaient 5 à 17 % de chance d'être allergiques au latex et les personnes ayant subi au moins 8 interventions chirurgicales étaient plus susceptibles de développer une allergie au latex naturel.

CONCLUSION

Cet enfant de 8 ans n'avait pas d'antécédents de sensibilité ou d'allergie au latex, mais il était considéré à haut risque de par le nombre d'interventions chirurgicales qu'il avait subies. Bien que les réactions anaphylactiques sous anesthésie soient rares, les allergies au latex provoquent la majorité de ces événements et présentent une incidence de morbidité et de mortalité élevée. Les allergies aux fruits augmentent aussi la probabilité d'une allergie au latex. Les médecins auraient dû poser des questions sur les allergies alimentaires et le nombre total d'interventions chirurgicales subies. Il est vivement recommandé aux hôpitaux d'envisager de recourir uniquement à des protocoles sans latex comme mode opératoire normalisé."

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Par: Mathilde de Queiroz MD, Sylvie Combet MD, Jerome Berard MD PhD, Agnes Pouyau MD, Helene Genest RN, Pierre Mouriquand MD PhD and Dominique Chassard MD PhD

CONTEXTE

La prévalence de l'allergie ou de l'hypersensibilité immédiate au latex de caoutchouc naturel (LCN) chez les enfants varie en fonction de la population et de la méthodologie de détection. Parmi les enfants à haut risque d'allergie au LCN, on trouve ceux atteints de spina bifida, ceux ayant subi des interventions chirurgicales pendant la période néonatale et les enfants multiopérés. En 1997, en enfant de 2 ans qui faisait l’objet d’une intervention d’urgence mineure est décédé en raison d’un choc anaphylactique dû au latex. Deux autres cas d’anaphylaxie grave liée au latex ont suivi cet incident.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le LCN est prévalent en milieu hospitalier où il met la vie des patients en danger. L'allergie au LCN est la deuxième cause de réaction anaphylactique peropératoire. La mise en place d'un environnement sans latex est une stratégie cruciale si l'on veut limiter le développement de la sensibilisation au latex et de possibles réactions anaphylactiques.

RÉSULTATS

En 2002, l'hôpital a mis en œuvre une stratégie d'éviction du latex. Au cours des cinq années qui ont suivi, aucune anaphylaxie au latex n'a été enregistrée parmi les patients ou les professionnels de santé, avec plus de 25 000 interventions chirurgicales pratiquées. Les coûts supplémentaires inhérents au passage à un environnement sans latex ont été compensés par l'élimination des tests de détection des allergènes, la diminution des séjours hospitaliers pour événements allergiques et la diminution des indemnisations versées en cas d'accidents du travail.

CONCLUSION

L'allergie au LCN est un problème sanitaire considérable et les contacts avec le latex doivent être limités, en particulier chez les nouveaux-nés, les enfants, les professionnels de santé et l'ensemble des individus atopiques. L'éviction totale du latex dans le BO et en zone péri-opératoire est la mesure la plus efficace.

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Par: K. Blumchen, P. Bayer, D. Buck, T. Michael, R. Cremer, C. Fricke, T. Henne, H. Peters, U. Hofmann, T. Keil, M. Schlaud, U. Wahn & B. Niggemann

CONTEXTE

Les enfants atteints de spina bifida (SB) courent le risque de développer une allergie au latex. Dans le groupe Charité, avant l'éviction du latex, les enfants SB présentaient une atopie presque deux fois supérieure aux autres enfants et un taux de sensibilisation de 50 %, 33 % des enfants SB souffrant d'une allergie clinique au latex. Les interventions chirurgicales sans latex, instaurées il y a 10 ans pour les enfants SB, ont conduit à une baisse de l'incidence des allergies et de la sensibilisation dans ce groupe.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le latex de caoutchouc naturel (LCN) est très prévalent en milieu hospitalier où il met la vie des patients en danger. L'allergie au LCN est la deuxième cause de réaction anaphylactique peropératoire. La mise en place d'environnements sans latex est la principale mesure à prendre pour limiter le développement de la sensibilisation au latex et de possibles réactions anaphylactiques.

RÉSULTATS

120 enfants SB âgés de 6 mois à 12,5 ans ont été évalués entre septembre 2005 et octobre 2006. Ces patients ont été comparés à 87 patients SB nés avant que la prophylaxie sans latex ne soit instaurée en Allemagne (1994) et qui ont subi des interventions chirurgicales utilisant du latex. Seuls 5 % des enfants SB présentaient des anticorps IgE anti-latex contre 55 % dans le groupe témoin, soit 10 fois plus. Les allergies au latex cliniquement significatives étaient également moins nombreuses, avec seulement 0,83 % (1/120) contre 37,2 % (32/86) dans le groupe témoin. La prévalence de l'atopie et des maladies allergiques dues au latex chez les enfants SB opérés dans un environnement sans latex est comparable à celle de la population pondérée de 12 403 enfants.

CONCLUSION

La sensibilisation au LCN est considérablement réduite dans un environnement sans latex. C'est un exemple de prévention primaire, les enfants SB n'ayant pas été sensibilisés par un contact direct avec les tissus. La mise en place d'un environnement sans latex pour les enfants SB dès leur naissance évite à la fois une sensibilisation allergique et une allergie cliniquement significative au latex.

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Par: Antonio Nieto, MD, Angel Mazón, MD, Rafael Pamies, MD, Amparo Lanuza, MD, Alberto Muñoz, MD, Francisco Estornell, MD, and Fernando García-Ibarra, MD

CONTEXTE

Les enfants atteints de spina bifida (SB) courent le risque de développer une allergie au latex. Cet article étudie la prévalence de la sensibilisation au latex en comparant des enfants SB traités uniquement avec des gants sans latex au cours des 6 années qui ont suivi l'éviction du latex à l'hôpital de La Fe, en Espagne, et un groupe témoin d'enfants nés avant la mise en œuvre de cette stratégie de prévention primaire.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le latex de caoutchouc naturel (LCN) est très prévalent en milieu hospitalier où il met la vie des patients en danger. L'allergie au LCN est la deuxième cause de réaction anaphylactique peropératoire. La création d'un environnement sans latex est la principale mesure à prendre pour limiter le développement de la sensibilisation au latex et de possibles réactions anaphylactiques graves.

RÉSULTATS

Vingt-deux enfants SB nés après le passage aux gants sans latex ont été évalués et comparés à un groupe témoin de quinze enfants nés avant septembre 1994 et n'ayant bénéficié d'aucune mesure préventive contre la sensibilisation/l'allergie au latex. L'incidence de la sensibilisation au latex dans le premier groupe était de 4,5 % (1/22) contre 26,7 % dans le groupe témoin (4/15).

CONCLUSION

L'utilisation du latex pour des procédures diagnostiques et thérapeutiques pose un risque majeur. L'utilisation de gants sans latex comme méthode de prévention primaire a permis de diviser par 6 le nombre d'incidents de sensibilisation au latex. Cette mesure préventive devrait être appliquée aux autres enfants multiopérés, en particulier si les interventions ont lieu à un jeune âge.

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Par: A Bueno de Sá, R Faria Camilo Araujo, S Cavalheiro,2 M Carvalho Mallozi, D Solé

CONTEXTE

L'allergie au latex est très souvent montrée du doigt dans les allergies professionnelles. Cet article traite de la prévalence de la sensibilisation au latex et de ses facteurs de risque chez les enfants et adolescents atteints de myéloméningocèle.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Les patients souffrant de myéloméningocèle courent le risque de développer une sensibilisation et une allergie au latex du fait des diverses interventions chirurgicales qu'ils subissent. Le myéloméningocèle peut être un facteur de sensibilisation en soi.

RÉSULTATS

Cinquante-cinq enfants et adolescents âgés de 9 mois à 14 ans ont été évalués entre octobre 2007 et octobre 2008, sur une période de 6 mois. Les résultats ont démontré que 45 % (25/55) des patients présentaient une réaction au latex, 25 % (14/55) d'entre eux étant sensibilisés et 20 % (11/55) étant allergiques au latex.

CONCLUSION

La sensibilisation/l'allergie au latex est élevée chez les patients atteints de myéloméningocèle. La principale recommandation pour les patients allergiques est de maîtriser leur exposition au latex.

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Par: C. Rendeli, E. Nucera, E. Ausili, F. Tabacco, C. Roncallo, E. Pollastrini, M. Scorzoni, D. Schiavino, M. Caldarelli and D. Pietrini

CONTEXTE

Cet article porte sur la prévalence de la sensibilisation et de l’allergie au latex chez les enfants atteints de myéloméningocèle hospitalisés au Centre spina bifida de la Policlinico Gemelli (Rome). Ces patients entrent en contact avec le latex dans le cadre d’interventions successives, du cathétérisme et de l’implantation de matériel en latex.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Les patients souffrant de myéloméningocèle courent le risque de développer une sensibilisation et une allergie au latex du fait des diverses interventions chirurgicales qu'ils subissent. La prévalence de la sensibilisation au latex chez les enfants SB est la plus élevée de toute la population.

RÉSULTATS

Soixante patients âgés de 12 mois à 22 ans et ayant subi en moyenne 4,3 interventions chirurgicales ont fait l’objet d’une évaluation. 50 % (29/60) des patients présentaient une sensibilisation au latex et 15% (9/60) une allergie clinique. Les patients sensibilisés risquaient une réaction anaphylactique s’ils entraient en contact avec du latex.

CONCLUSION

Il est important de mettre en place des blocs opératoires sans latex et de fournir des produits sans latex aux patients atteints de spina bifida pour limiter la sensibilisation/l'allergie au latex. Compte tenu du niveau élevé de sensibilisation, il est impératif de prendre des mesures prophylactiques en vue d’éviter toute exposition et de prévenir des événements allergiques potentiellement graves. C’est ce qui a été fait au Centre spina bifida de la Policlinico Gemelli.

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Par: V.L. Phillips, Dphil, Martha A. Goodrich, MD, MPH, and Timothy J. Sullivan, MD

CONTEXTE

La prévalence des allergies professionnelles au latex de caoutchouc naturel est de 8 à 17 %. De nombreux établissements de santé ont hésité à passer à un environnement sans latex à cause des coûts inhérents à ce changement.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le nombre d'employés devant être en incapacité totale ou partielle pour que l'établissement « rentre dans ses frais » en passant des gants en latex à un environnement sans latex a été comparé pour 3 établissements de santé de Géorgie (un hôpital de soins tertiaires, un hôpital communautaire et un service de consultations externes). Les coûts et l'utilisation des gants, les coûts de diagnostic, les coûts liés aux incapacités de travail et les coûts non remboursés par l'assurance maladie ont tous été chiffrés lors de l'analyse.

RÉSULTATS

En tenant seulement compte du coût du passage des gants en latex aux gants sans latex, chaque établissement voyait ses charges augmenter. En tenant compte du coût des gants sans latex et de la probabilité/possibilité que des professionnels de santé soient en incapacité de travail partielle ou totale du fait de leur allergie au latex de caoutchouc, chaque établissement gagnait à passer aux gants sans latex.

CONCLUSION

Dans le cas du plus gros utilisateur de gants stériles/non stériles (l'hôpital de soins tertiaires), il fallait que 1,07 % (5 personnes) soient en incapacité totale à cause de leur allergie au latex naturel ou (plus probable) que 1,88 % (9 personnes) soient en incapacité partielle pour que l'établissement « rentre dans ses frais » en passant à un environnement sans latex. Tous facteurs confondus, cette étude prouve qu'il est rentable pour l'ensemble des 3 établissements de passer à un environnement sûr avec des gants sans latex.

Par: Mathilde de Queiroz MD, Sylvie Combet MD, Jerome Berard MD PhD, Agnes Pouyau MD, Helene Genest RN, Pierre Mouriquand MD PhD and Dominique Chassard MD PhD

CONTEXTE

La prévalence de l'allergie ou de l'hypersensibilité immédiate au latex de caoutchouc naturel (LCN) chez les enfants varie en fonction de la population et de la méthodologie de détection. Parmi les enfants à haut risque d'allergie au LCN, on trouve ceux atteints de spina bifida, ceux ayant subi des interventions chirurgicales pendant la période néonatale et les enfants multiopérés. En 1997, un enfant de deux ans subissant une intervention d'urgence mineure est décédé des suites d'un choc anaphylactique au latex.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le LCN est prévalent en milieu hospitalier où il met la vie des patients en danger. L'allergie au LCN est la deuxième cause de réaction anaphylactique peropératoire. La mise en place d'un environnement sans latex est une stratégie cruciale si l'on veut limiter le développement de la sensibilisation au latex et de possibles réactions anaphylactiques.

RÉSULTATS

En 2002, l'hôpital a mis en œuvre une stratégie d'éviction du latex. Au cours des cinq années qui ont suivi, aucune anaphylaxie au latex n'a été enregistrée parmi les patients ou les professionnels de santé, avec plus de 25 000 interventions chirurgicales pratiquées. Les coûts supplémentaires inhérents au passage à un environnement sans latex ont été compensés par l'élimination des tests de détection des allergènes, la diminution des séjours hospitaliers pour événements allergiques et la diminution des indemnisations versées en cas d'accidents du travail.

CONCLUSION

L'allergie au LCN est un problème sanitaire considérable et les contacts avec le latex doivent être limités, en particulier chez les nouveaux-nés, les enfants, les professionnels de santé et l'ensemble des individus atopiques. L'éviction totale du latex dans le BO et en zone péri-opératoire est la mesure la plus efficace.

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Par: Robert H. Brown, M.D., M.P.H.; Mary A. McAllister, M.A.; Ann-Michele Gundlach, Ed. D.; Robert G. Hamilton, Ph.D.

CONTEXTE

Les établissements Johns Hopkins Medical Institutions ont décrété le passage à un environnement sans latex en 1997 en instaurant un groupe de travail sur les produits sans latex. Quelques années plus tard, en mai 2007, ils se sont véritablement lancés, après avoir examiné toutes les variables, en faisant appel à deux fabricants de gants différents et en optant pour 5 modèles sans latex différents.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

L’article décrit le parcours suivi par les établissements Johns Hopkins pour mettre en place un environnement sans latex. Il ne s’agissait pas seulement de changer de produits (les gants), mais aussi d’obtenir l’appui de la direction, d'informer en continu, d'impliquer le personnel et de lui proposer une formation.

RÉSULTATS

Les établissements Johns Hopkins ont envisagé différentes méthodes novatrices pour amener l’ensemble de leurs services à utiliser exclusivement des gants stériles sans latex. Ils ont étudié la possibilité de faire appel à un fournisseur unique et ont obtenu un appui à l’échelle de l’entreprise et le ralliement des chefs du service de chirurgie. Ils ont envoyé un appel d'offres à quatre fabricants de gants et ont finalement choisi d’évaluer les deux soumissionnaires les plus bas. À la suite de l’évaluation, les deux fournisseurs ont été retenus.

CONCLUSION

Lors de l’évaluation des deux fabricants de gants, 412 professionnels de santé ont rempli 608 formulaires d’évaluation. Le taux d’acceptation global des gants stériles sans latex était élevé. Si un seul fabricant avait été retenu, 25 % des membres du personnel n’auraient pas été satisfaits du choix effectué. Grâce à l’appui de la direction, à une information en continu, à la surveillance et à une approche systématique en matière d’environnement sans latex, les établissements Johns Hopkins ont réussi à instaurer un changement de culture positif.

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Par: Lauren Y. Cao, BS: James S. Taylor, MD; Apra Sood, MD; Debora Murray, LPA; Paul D. Siegel, PhD

CONTEXTE

Les gants en caoutchouc sont une des causes les plus fréquentes de dermatite de contact. Cette situation est particulièrement prévalente chez les professionnels de santé.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cette étude met en évidence que la dermatite de contact allergique (DCA) peut être provoquée non seulement par des gants en caoutchouc, mais aussi par des produits sans latex. La plupart des allergies de contact ont été attribuées aux accélérateurs du caoutchouc servant à accélérer le processus de vulcanisation. Résultats

RÉSULTATS

626 patients ont été testés entre le 01/05/2007 et le 31/05/2009. Sur ces 626 patients, 23 avaient une réaction positive pour la dermatite due à un ou plusieurs produits chimiques présents dans les gants en caoutchouc. Un grand nombre d'accélérateurs chimiques différents présents dans les gants pourraient contribuer à la DCA chez les patients. Depuis le milieu des années 1990, les thiurames, principal facteur chimique de sensibilisation, sont sur le déclin, tandis que le mélange de carbamates, le ZDEC, le ZBDC et la DPG s'avèrent être en augmentation. À mesure que les fabricants ont cherché des méthodes alternatives afin de réduire ou de supprimer certains accélérateurs chimiques, d'autres sont apparus.

CONCLUSION

>La seule façon de soigner une DCA diagnostiquée comme étant d'origine chimique et consécutive au port de gants est d'utiliser des gants exempts de l'allergène pour lequel le patient a été testé positif et/ou d'arrêter de porter des gants. Les tests épicutanés semblent être la meilleure façon d'identifier l'ensemble des produits chimiques auxquels un patient peut être exposé et réagir. Le passage des thiurames au mélange de carbamates comme accélérateurs des gants en caoutchouc pour cause de DCA ou de sensibilisation est de plus en plus fréquent dans le milieu médical.

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Par: Ann Ponten, Nils Hamnerius, Magnus Bruze, Christer Hansson, Christina Persson, Cecilia Svedman, Kirsten Thorneby Andersson, and Ola Bergendorff

CONTEXTE

Sur une période récente, les cas de dermatite de contact professionnelle au niveau des mains ont augmenté au sein du personnel de bloc opératoire (chirurgiens et personnel infirmier). La composition chimique des additifs du caoutchouc présents dans les gants chirurgicaux pourraient être un indicateur.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cette étude avait pour objectif d'évaluer les patients à qui l'on avait diagnostiqué une dermatite de contact professionnelle due à leurs gants. La deuxième partie de cette étude consistait à évaluer les gants qu'ils portaient, une gamme basique, et une gamme de gants en caoutchouc. La méthode utilisée était le test épicutané. L'intérieur et l'extérieur des gants ont également été analysés.

RÉSULTATS

7 patients sur 8 ont réagi au chlorure de cétylpyridinium. 8 patients sur 16 ont présenté une réaction allergique au mélange de thiurames. 12 patients sur 16 ont exhibé une réaction allergique à la DPG. Le cétylpyridinium et la DPG étaient présents à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du gant, avec une concentration plus élevée à l'intérieur. La plupart des patients occupaient leur poste actuel depuis plusieurs dizaines d'années et n'avaient signalé une dermatite des mains qu'au cours des derniers mois.

CONCLUSION

Cette étude a conclu que le changement de matériau dû aux allergies au latex et l'adoption de gants sans latex n'a malheureusement pas réduit le risque de sensibilité aux accélérateurs du caoutchouc présents dans les gants. La DPG, un accélérateur du caoutchouc, et le chlorure de cétylpyridinium, un lubrifiant, se sont avérés déclencher une réaction positive, preuve qu'ils sont une cause potentielle de dermatite de contact professionnelle.

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Par: Johannes Geier, Holger Lessman, Vera Mahler, Ute Pohrt, Wolfgang Uter, and Axel Schnuch

CONTEXTE

Les allergies dues aux gants en caoutchouc qui provoquent une dermatite de contact ont été largement attribuées aux accélérateurs. Parmi tous les allergènes identifiés, les thiurames étaient les plus fréquents, suivis par les dithiocarbamates.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cette étude a passé en revue les données obtenues par le Réseau d'information des services de dermatologie (IVDK) entre 2002 et 2010. Les auteurs ont essayé d'identifier une tendance chez les patients qui présentaient une dermatite de contact allergique due aux gants en caoutchouc.

RÉSULTATS

Entre 2002 et 2010, 93 615 patients ont été testés. 14 148 patients (15,1 %) se sont vus diagnostiquer une dermatite professionnelle. Parmi ces 14 148 patients, 3 448 (24,4 %) ont été soumis à des tests supplémentaires pour vérifier s'ils présentaient une allergie consécutive au port de gants. Lors des tests épicutanés, les 3 448 patients ont été exposés à des allergènes typiques utilisés lors de la fabrication pour augmenter l'élasticité des gants. Il s'agissait du mélange de thiurames (1 %), du ZDEC (1 %), des MBT (2 %) et du mélange de mercaptobenzothiazoles (1 %). Les thiurames étaient les allergènes les plus fréquents avec 13,0 %.

CONCLUSION

Il a été vivement recommandé d'obliger les fabricants de gants à mentionner la présence d'accélérateurs chimiques sur l'emballage des gants. Depuis 17 ans, l'allergie de contact aux accélérateurs présents dans les gants élastiques est toujours prévalente et n'a absolument pas changé. La commercialisation de gants sans thiurames a également été recommandée dans l'espoir de prévenir toute sensibilisation supplémentaire.

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Par: Margo J. Bendewald, Sara A. Farmer, and Mark D.P. Davis

CONTEXTE

Les cas de dermatite de contact allergique dus aux produits chimiques entrant dans la composition du caoutchouc ne cessent d'augmenter. Les allergies au latex font que les caoutchoucs synthétiques (sans latex) sont de plus en plus courants dans les produits médicaux et ménagers. Les allergènes du caoutchouc contribuent désormais fortement aux dermatites de contact allergiques.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Les auteurs ont mené une étude sur les tests épicutanés pratiqués sur des patients entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2007. Les patients ont ainsi été exposés à une batterie d'allergènes standard et à une batterie d'allergènes spécifique du caoutchouc. Il s'agissait de patients avec une suspicion de dermatite de contact allergique, tous adressés à la Mayo Clinic pour des tests épicutanés. Cette étude avait pour objectif de rapporter les résultats obtenus avec la batterie d'allergènes standard et la batterie spécifique du caoutchouc afin de déterminer le taux global de réaction allergique au caoutchouc lors du test épicutané.

RÉSULTATS

Le premier site de dermatite de contact allergique était la main (49,7 %) et l'emploi le plus fréquemment occupé par les patients atteints de dermatite était professionnel de santé (16,3 %). Les patients ont été soumis à une batterie de 27 allergènes spécifiques du caoutchouc et à une batterie standard comprenant 6 allergènes du caoutchouc. Sur 773 patients, 739 ont été exposés à la fois aux allergènes standard et aux allergènes du caoutchouc. 245 patients (31,7 %) étaient positifs à au moins un allergène du caoutchouc. Dans la batterie « caoutchouc », le 4,4-dithiodimorpholine 1 % a obtenu le plus grand nombre de réactions positives (9,8 %), suivi par le mélange de thiurames avec 7,6 %.

CONCLUSION

Lorsqu'une batterie d'allergènes spécifique du caoutchouc a été utilisée au cours de cette étude, le nombre de patients présentant des tests épicutanés positifs a doublé lors du diagnostic d'une allergie au caoutchouc. Il faut donc envisager d'inclure une batterie spécifique d'allergènes du caoutchouc lorsque des patients sont testés pour une dermatite de contact causée par des allergies au caoutchouc.

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Par: Marie Baeck, Benedicte Cawet, Dominique Tennstedt and An Goossens

CONTEXTE

Les gants chirurgicaux en latex ont été supprimés et remplacés par des gants sans latex (Esteem Micro ; Medline International). Depuis, l'hôpital a enregistré une augmentation des événements allergiques de contact chez les chirurgiens, le personnel infirmier de BO et les anesthésistes. La plupart de ces professionnels de santé n'avaient pas d'antécédents de dermatite de la main alors qu'ils exerçaient leur métier depuis plusieurs dizaines d'années.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Cet article évoque l'augmentation des allergies de contact constatée par les Cliniques universitaires Saint-Luc et l'Hôpital universitaire KU Leuven (Belgique) après le remplacement des gants en latex par les gants sans latex. Les gants en latex comme les gants sans latex contiennent des additifs du caoutchouc.

RÉSULTATS

Huit membres du personnel de bloc opératoire des deux établissements ont souffert d'eczéma au niveau des mains suite au port de gants sans latex (Esteem Micro) entre décembre 2010 et octobre 2011. Les tests épicutanés ont confirmé une réaction positive aux gants. La 1,3-diphénylguanidine (DPG) n'est pas considérée comme un agent sensibilisant fréquent. Toutefois, sur cet échantillon, 62,5 % (5/8) des patients ont réagi à ce produit chimique au cours de l'année écoulée suite au port de gants sans latex. Une explication possible à l'augmentation des allergies aux gants sans latex est l'utilisation du chlorure de cétylpyridinium, un irritant qui peut accroître le risque de sensibilisation aux additifs du caoutchouc, ou l'utilisation de plus fortes concentrations d'accélérateurs chimiques.

CONCLUSION

Le nombre d'allergies de contact a augmenté après le passage des gants en latex aux gants sans latex (Esteem Micro). La DPG était présente dans la plupart des cas, ce qui coïncide avec un autre rapport récent, selon lequel les allergies de contact provoquées par la 1,3-diphénylguanidine sont à la hausse.

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By: G. Piskin, M. M. Meijs, R. van der Ham and J. D. Bos

CONTEXTE

Les produits chimiques utilisés pour la fabrication des gants en caoutchouc peuvent provoquer le développement d’une dermatite des mains professionnelle ou non professionnelle.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Récemment, le nombre de membres du personnel de BO orientés vers un spécialiste du Centre médical universitaire d’Amsterdam (aux Pays-Bas) en raison d’une dermatite des mains professionnelle a considérablement augmenté.

RÉSULTATS

Cinq membres du personnel de BO ont été orientés vers le service de dermatologie entre avril et juin 2005. 80 % (4/5) des patients ont réagi à la 1,3-diphénylguanidine (DPG), qui était la cause la plus fréquente de dermatite de contact allergique liée aux produits chimiques présents dans le caoutchouc. Cette substance chimique s’utilise en général dans les gants de protection pour l'industrie, plutôt que les gants en caoutchouc, ce qui explique le taux de sensibilisation moins élevé lors des études précédentes. Cependant, depuis 2001, dans cet hôpital, les gants en latex ont été progressivement remplacés par des gants sans latex contenant de la DPG, ce qui pourrait expliquer la hausse.

CONCLUSION

La 1,3-diphénylguanidine (DPG) était la cause la plus fréquente de dermatite de contact allergique liée aux produits chimiques présents dans le caoutchouc selon cet article, mais l’échantillon était petit.

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